Ce qu’on en dit dans les blogs - Zebraska, Tome 1: Un garçon pas comme les autres

Le blog de France Info

De Marsupilami à Mickey, douze BD jeunesse à dévorer pendant les vacances d’hiver

On commence avec un récit de science-fiction qui vient de paraître aux éditions Dupuis et dont la particularité est de s’intéresser aux HPI, les fameux Hauts Potentiels Intellectuels. Zebraska est le nom de ce récit, c’est aussi le nom d’une bande dessinée réalisée par la grand-mère du protagoniste principal, une œuvre dont elle lui fait cadeau et qui va bousculer sa vie, dans un futur où les livres ont définitivement disparu. Martin, 15 ans, y découvre la condition de HPI à travers le quotidien de son propre père. « Il me titille, me bouscule, m’effraie. J’ai peur de quoi en fait ? Qu’il me dévoile ?' », s’interroge-t-il. Et effectivement, ce récit lui fait prendre conscience de sa propre condition de HPI… Prévu en deux volumes, Zebraska aborde avec intelligence et humanité la vie de ces drôles de « zèbres », des enfants pas tout à fait comme les autres. Un dossier pédagogique accompagne la bande dessinée et apporte des clés pour mieux comprendre cette singularité, tout en soulevant une question essentielle : suis-je, moi aussi, HPI ?

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RTBf Gérald Decoster

Du roman à la BD, toute l'importance du dessin avec "Zebraska", d'Isabelle Bary

En 2014, Isabelle Bary, publiait le roman "Zebraska". En ce début d’année 2026, "Zebraska" réapparaît, mais en BD cette fois. On n’imagine pas le bonheur pour l’autrice de se réapproprier de façon différente et d’offrir au lecteur, une vision renouvelée de son œuvre. Interview dans Galaxies BD sur RTBF La Première.

Zebraska, le roman et dorénavant, la BD, c’est l’histoire d’un adolescent, Marty, qui, vivant en 2055, reçoit un étrange cadeau de mamie Léa, sa grand-mère : un livre ! En le découvrant, Marty va découvrir qu’il a bien des points communs avec celui qui a écrit cet ouvrage, son père… Une réalité qui est celle des garçons et des filles que l’on appelle HP, HPI, surdoués, précoces, zèbres…

Du roman à la BD : évolution, transmission ?

Isabelle Bary explique que, de fait, entre son roman et la BD, résultat d’un travail d’équipe, avec le scénariste Éric Corbeyran et le dessinateur Ludo Borecki, il y a une évolution. L’autrice insiste aussi beaucoup sur l’importance du dessin : "Parfois, on peut dire beaucoup de choses avec le dessin" explique l’autrice.

Si le roman permet à chacun de construire ses images du récit, la BD fixe la représentation, qui, jusque-là, était, fatalement différente d’un lecteur à l’autre. Ainsi, par la BD, on voit réellement mamie Léa donner le livre à Marty et "elle intervient aussi avec des mimiques en plein milieu de la lecture de Marty en disant 'Mais tu n’as rien compris, mon gars, en fait, qu’est-ce que tu crois que ça allait être simple de lire ?' Voilà, ça, dans un roman, c’est très difficile à traduire".

Isabelle Bary pense "que le dessin permet peut-être certaines choses qui n’étaient pas faciles à transmettre par les mots uniquement… C’est ça qui est chouette, en fait".

Une autrice aussi excitée que le lecteur de BD

Dans les romans, on ne décrit pas les personnages de A à Z. C’est pourquoi Ludo Boricki a demandé à l’autrice comment, elle, voyait Marty. De longues conversations sont arrivées à l’apparition du personnage de BD dont la découverte a très ému Isabelle : "Le premier petit Marty qui est arrivé, dessiné par Ludo, mon ordinateur n’allait pas assez vite pour s’ouvrir".

Un long temps de gestation nécessaire afin que chacun comprenne la façon d’appréhender les personnages, la ville de 2055, et, au final, "les premiers dessins, quand ils arrivent, il y a quelque chose de super excitant et de fabuleux. Moi, j’ai adoré, vraiment adoré" s’exclame l’autrice.

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Le coin lecture de Nath

Zebraska 1. Un garçon pas comme les autres - Borecki/Bary/Corbeyran

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2055. Dans un monde apaisé après la « Grande Bascule », le jeune Marty vit confortablement malgré l'absence de livres, même s'il sent bien qu'en son âme se percutent mille sentiments complexes... Mais Zebraska, une BD auto-publiée par sa grand-mère, va soudain lui parler de sa condition de HPI à travers le quotidien de Thomas, son propre père, qui enfant se débattait dans son inadéquation avec la société de l'ancien monde, incapable de ménager un espace à sa différence...

Basé sur le formidable roman éponyme d'Isabelle Bary, un scénario signé Éric Corbeyran (Le chant des Stryges) et illustré par Ludo Borecki (Léa Olivier) à la découverte des HPI, qui vont vous surprendre et vous faire chavirer d'émotion. Chaque partie de ce diptyque sera complétée d'un indispensable dossier pédagogique afin de susciter dialogue et compréhension, en famille comme en milieu scolaire.

Mon avis

C'est avec beaucoup d'intérêt que je découvre la première partie de ce dyptique adapté du roman éponyme d'Isabelle Bary lu à sa publication d'origine. L'idée est géniale car elle permettra de donner le goût de la lecture à un maximum de monde et sans doute d'enfants et parents concernés qui ne comprennent pas toujours leur malaise et leur différence par rapport à d'autres.

Nous sommes en décembre 2055, Martin alias Marty a 15 ans, sa grand-mère Mamiléa lui offre un cadeau singulier, un livre unique, une bd qu'elle a rédigé et publié en un seul exemplaire. Un livre qui va sans doute changer la perception des choses pour Martin. Il faut savoir que nous sommes après la Grande Bascule, dans un monde où l'on porte des lunettes holographiques, un monde hyper connecté où les livres et les traces du passé ont disparu. Un monde dans une société tolérante et apaisée.

Marty va à travers ce livre découvrir la vie de Thomas, son père. Il va découvrir son père, un enfant différent dans une société qui n'aimait pas cela et ne lui laissait pas toujours la place, laissé au jugement et regard des autres. Ce livre le titille, lui fait peur mais pourquoi ? Il se rend compte que lui aussi parfois ne se sent pas à sa place, voit la vie en noir, est nerveux, émotif, avide de sens, éprouve un sens de la justice exacerbé, qu'il aime les autres mais n'aime pas être comme les autres. Le livre de Mamiléa va agir comme un miroir entre sa vie et celle de son père.

J'ai beaucoup aimé les deux temporalités représentées graphiquement en bord noir pour aujourd'hui et en bord blanc pour le passé, une mise en scène qui nous permet de nous situer de suite en tant que lecteur.

Le trait est clair et expressif, l'émotion tout en finesse dans les visages et le ressenti.

L'adaptation en bd permet d'aborder la douance avec un jeune public, de manière simple et imagée. Le cahier pédagogique à la fin complète bien le sujet donnant des clés pour comprendre cette "différence" et d'aider les parents et enfants concernés sur le fonctionnement du mental des enfants HPI.

Un premier volet très réussi, j'attends avec impatience le second.

Ma note : 9.5/10

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Les premières critiques sur Babelio

Zebraska 1. Un garçon pas comme les autres - Borecki/Bary/Corbeyran

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Une BD biopic action aventure et documentaire adapté du roman du même nom d'Isabelle Bary. Premier opus d'un diptyque d'Éric Corbeyran et Ludo Borecki. Une BD qui reste fidèle au roman malgré quelques petit changement, une fable futuriste et intemporelle qui traite du H.P.I, De La Famille, la transmission et des ouvrages, une histoire émouvante, sans fard qui parle d'enfant H.P.I avec Marty et son père avant lui, dans un futur avec une société aseptisée où la lecture a disparu. Zebraska, une BD auto-publiée par la grand-mère de Martin contrairement au roman où c'est une pile de feuillets. Je n'ai pas lu le roman mais j'ai adoré ce premier volet qui pose les bases, qui comporte de bon graphismes, le jeune Marty va rechercher des réponses en découvrant le quotidien de son père dans l'ancien monde, trouvera-t-il les réponses à ses questionnements ?

J'ai aimé la construction, l'aspect pédagogique et l'émotion.

Babelio Spitfire89

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BD Zoom

Un HPI au cœur d’un intrigant récit de science-fiction…

Entre science-fiction et récit sociétal, pourquoi choisir ? Le diptyque « Zebraska » réunit les deux genres, dans une fiction se déroulant en 2055 dans un monde aseptisé, mais non pas sans soucis pour les adolescents en dehors des normes classiques comme le jeune Marty. Pour le délivrer de certaines angoisses, quoi de mieux qu’une bonne bande dessinée ? Surtout si elle est écrite et dessinée par sa grand-mère…

2055, le monde a bien changé, mais le jeune Marty ne connaît pas celui d’avant, car il a juste 15 ans. Il associe les jours de la semaine à des couleurs, mais il a admis que la majorité des gens ne voient pas leur quotidien ainsi, car on lui a répété sans cesse qu’il était différent des autres. Bizarrement, les livres ont disparu depuis La Grande Bascule : un événement extraordinaire qui a transformé toute la société. Depuis, les rapports semblent pacifiés entre les personnes. Étrangement, elles semblent avoir oublié une partie de leur passé, car elles n’ont pas accès aux livres qui apparaissent comme un concept saugrenu, mystérieux, et même un peu inquiétant. Marty, comme tous ses camarades, doutent donc du pouvoir des histoires. Jusqu’au jour où sa grand-mère lui offre une bande dessinée avec un récit qui va bouleverser sa vie.

Ce jour de Noël 2025, Marty reçoit une bande dessinée auto-éditée en un seul exemplaire écrit et dessinée par Mamiléa au titre surprenant : « Zebraska ». L’explication est toute simple : le personnage principal est un drôle de zèbre. Dubitatif, Marty commence quand même la lecture le soir même. Il ne le sait pas encore, mais sa vie va en être transformée.

Le livre est autobiographique ; il narre la vie de sa grand-mère avec son père, alors très jeune enfant, turbulent et incompris. Les journées de Thomas sont compliquées, en butte aux autres enfants qui ne le comprennent pas, et son hypersensibilité lui fait commettre des actes parfois répréhensibles. C’est un haut potentiel intellectuel (HPI), dont les réactions provoquent incompréhension et désarroi chez sa pauvre mère.

L’enfance de Thomas trouve un énorme écho chez Marty. L’adolescent sensible prend conscience qu’il est lui-même un haut potentiel, ce qui explique le sentiment de décalage qu’il éprouve souvent au contact des jeunes de son âge. Il s’interroge alors sur ce père qu’il connait si peu.

Le premier volume du diptyque annoncé « Zebraska » est une adaptation du roman éponyme d’Isabelle Bary, elle-même mère d’un enfant HPI. Le récit de science-fiction sert de substrat à un décryptage subtil du quotidien des hauts potentiels intellectuels.

Un très bon dossier pédagogique sur le sujet, écrit par l’autrice, complète utilement l’album. En dix pages bien construites et chapitrées, on y apprend ce qu’il faut savoir sur le sujet. En résumé : « Les HPI, ne vont pas plus mal que les autres. Simplement, leur différence, pénalisée par notre manière normative (c’est-à-dire qui se base sur un exemple à suivre) de voir les choses, peut les faire souffrir atrocement. Si la différence était acceptée, ou même mieux, valorisée, ne serait-ce pas la solution ? La reconnaissance de la singularité est à la base de tout. Au lieu de s’acharner à la gommer, il serait sain que notre monde en remarque enfin toute la beauté. »

Éric Corbeyran a aidé Isabelle Bary a transposé sa fable futuriste et sociétale en un diptyque de bande dessinée. Il a notamment recentré l’intrigue autour de l’évolution mentale de Marty à la lecture du récit de l’enfance de son père, de quoi en accentuer le côté émotionnel et empathique.

Le trait semi-réaliste, fluide, de Ludo Borecki travaille sur le même registre sensible, en mettant en évidence les troubles des personnages : de leur profonde solitude à l’exacerbation de leur imagination. Son trait clair donne naissance à des décors futuristes crédibles d’un monde né en 2037 par La Grande Bascule, une mutation sociale engendrée par un burn-out généralisé. Pour l’instant, nous n’en savons pas plus. Tous les ressorts de cette dystopie intime seront dévoilés dans le tome 2 qui sera publié à l’automne prochain.

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Boulevard BD

Zebraska 1 – Un garçon pas comme les autres

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Corbeyran et Isabelle Bary adaptent le roman de cette dernière dans un diptyque dont voici la première partie. C’est l’histoire d’un enfant à haut potentiel, un enfant « zèbre » comme on les appelle, précoce, surdoué, avec des capacités hors normes et une hypersensibilité exacerbée. En fin d’album, un dossier explique parfaitement leur problématique. Le récit navigue entre un présent, qui est le futur pour le lecteur, et un passé, présent du lecteur. Des intercases noires ou blanches différencient les époques. Les scénaristes les alternent au fur et à mesure de la lecture de l’album par Marty, complexe et questionnante pour lui. Outre une histoire de Haut Potentiel, le livre aborde aussi la préoccupation de la lecture dans le futur, de plus en plus en lutte face aux écrans. « Lire est une conquête, Marty. Un acte d’insolence. Un récit ne tolère aucune simplification. Aucune évidence. Oublie tes lunettes 3D, mets tes sens aux aguets. » Ces mots que prononce Mamilia pourraient très bien être dits par Corbeyran lui-même aux lecteurs. On reconnaît en eux le point de vue du scénariste hors pair aux plus de 460 albums.

Pour illustrer l’histoire, on retrouve Ludo Borecki, le dessinateur au réalisme souple de La vie compliquée de Léa Olivier. Il apporte une douceur certaine et une émotion remarquable dans les regards des personnages, en particulier chez la maman de Thomas.

A l’école, les enseignants n’ont aucune formation pour s’occuper des élèves à haut potentiel, la focale étant uniquement portée sur les élèves en difficultés. Mais dans un autre ordre d’idées, eux aussi le sont. Il faut ouvrir les yeux en grand pour le voir. Si un bouquin comme Zebraska peut contribuer à une évolution des mentalités dans ce sens, ce sera une victoire.

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Conso-mag

[BD] Zebraska T1: Un garçon pas comme les autres

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Ce que j'en pense

L'histoire de ce premier tome de la série Zebraska mène le lecteur dans un futur où les livres n'existent plus suite à la « Grande Bascule », une révolution survenue suite aux crises sociales, écologiques et économiques que l'humanité a connu dans les années 2020 (tiens, tiens, tiens ...). Marty est un jeune adolescent qui vit tranquillement tout en ressentant des sentiments plutôt complexes. Sa grand-mère va alors lui offrir une BD (auto-éditée évidemment !) qui va évoquer la vie de son père et faire également écho à sa propre vie ...

Une BD qui va parler d'un thème très « à la mode », les HPI. Si on entend beaucoup parler, ce n'est pas forcément pour les bonnes raisons. Il ne faut en effet pas oublier que derrière ce terme se cachent des personnes qui ne sont pas forcément bien intégrées, ni bien dans leur peau. Le scénario de Corbeyran (adapté du roman d'Isabelle Bary) prend cette problématique à bras le corps et la traite de manière très juste et très fine ! Pas de rentre-dedans, mais une alternance de scènes entre Marty et son père mettant en parallèle le destin de ces deux hommes.

Le dessin de Borecki est classique et efficace ! Il plonge parfaitement le lecteur dans l'ambiance des deux époques de la BD.

Zebraska T1 est une BD extrêmement plaisante à lire. Elle aborde plusiers thèmes sensibles de manière très réussie ! Une lecture que je recommande (la série complète sera en deux tomes) !

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Dernières critiques

Zebraska

Critique:

Zebraska c'est une bd qui a un but. Une BD qui cherche à enseigner au plus grand nombre. Et c'est dur de réussir à nous faire une BD d'aventure en même temps d'une "explication" de la "problématique" d'élever un enfant HPI. La plupart des auteurs traitement de sujet complexes préfèrent se satisfaire d'une bd reportage.

Et c'est une belle réussite que nous livrent Eric Corbeyran et Isabelle Bary avec une histoire d'anticipation portant sur un enfant d'une personne HPI. Une personne HPI qui aurait à voir avec la transformation de la société des années 2030.

Eric Corbeyran arrive à marier avec beaucoup de talent ce récit d'anticipation avec une explication de la problématique des enfants HPI. On se passionne autant sur l'évolution de la société que sur le devenir de ce père HPI. Le mystère autour de son rôle dans l'évolution de la société nous tient en haleine et nous encourage à nous pencher sur le passé et l'implication du facteur HPI sur l'évolution du personnage.

On pourrait peut-être regretter un petit peu le dessin un peu trop enfantin qui tire la BD sur un public jeunesse alors même que le sujet devrait toucher tout le monde.

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Geek Junior

5 bandes dessinées à lire cette semaine #32 : Zebraska, Le bazar bizarre, Le visage du créateur…

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Basé sur le formidable roman éponyme d’Isabelle Bary, pars à la découverte des HPI, qui vont te surprendre et te faire chavirer d’émotion. Chaque partie de ce diptyque sera complétée d’un indispensable dossier pédagogique afin de susciter dialogue et compréhension, en famille comme en milieu scolaire.

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Ligne Claire

Zebraska, HPI une F1 dans la tête

C'est la série HPI à la TV qui a vraiment mis en vedette ce phénomème pourtant bien connu désormais. Audrey Fleurot en était la vedette et était conseillère d’un commissaire de police. Ses grandes capacité de haut potentiel intellectuel lui permettait de dénouer des enquêtes grâce entre autre à une mémoire photographique. Avec Zebraska de Eric Corbeyran, Isabelle Bary au scénario, Ludo Borecki au dessin (Tueur de mamans) on revient beaucoup plus près de la réalité vécue par ces HPI dont il disent qu’être HPI c’est avoir une F1 fans la tête sans savoir la piloter. On va donc aller faire un tour au milieu du XXIe siècle avec Martin pour des aventures hors du commun. dans une saga intergénérationnelle.

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NetGalley

Chroniques partagées sur la page du titre

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Planète BD

Zebraska T1 Un garçon pas comme les autres T1/2

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Adaptation du livre éponyme d'Isabelle Bary sorti en 2014, Zebraska est prévu en deux tomes et propose de nous éclairer sur les Haut Potentiel qu'on surnomme aussi les « Zèbres ». À la barre de l'adaptation scénaristique, l'expérimenté Corbeyran nous fait découvrir un jeune des années 2050 vivant dans un monde en paix suite à ce qu'on appelle « La grande bascule ». Recevant une BD, un objet désuet qu'il pense être une blague de la part de sa mamie, il va finalement découvrir un récit racontant l'enfance de son père et sa grand-mère alors jeune maman. Au fil des pages, il découvre ce que c'est qu'être un Haut Potentiel. Et il commence à se poser des questions sur sa propre situation. Fidèle au livre dont elle est tirée, cette première partie est aussi intéressante qu'émouvante. Elle met particulièrement bien en scène ce que c'est d'être une personne différente dans un monde trop formaté. L'histoire met également bien en scène le sentiment d'impuissance d'une maman qui souhaite comprendre. Bref, cet album est très réussi et arrive à s'adresser efficacement à tous les publics. Pour mettre en images semi réalistes ce sujet délicat mais très intéressant, Ludo Borecki colle parfaitement à l'univers et au ton de l'ensemble. L'incontournable BenBK finalise le tout avec talent de ses couleurs. Enfin, l'album se conclut par un excellent dossier pédagogique signé Isabelle Bary herself.

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Creotive Media

Zebraska – Tome 1 – Un garçon pas comme les autres T1/2 de Corbeyran (Auteur), Isabelle Bary (Auteur), Borecki (Illustrations)

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Zebraska – Tome 1 : Un garçon pas comme les autres marque une entrée sensible et ambitieuse dans une bande dessinée à la croisée du récit d’anticipation et du témoignage intime. Adapté du roman d’Isabelle Bary, ce premier volet du diptyque scénarisé par Éric Corbeyran et mis en images par Ludo Borecki propose une réflexion accessible et profondément humaine autour de la différence, et plus particulièrement du haut potentiel intellectuel (HPI).

L’action se situe en 2055, dans un monde pacifié après la « Grande Bascule », une société en apparence harmonieuse mais paradoxalement privée de livres et donc de mémoire culturelle. Marty, adolescent sensible et introspectif, évolue dans cet univers aseptisé où quelque chose semble pourtant manquer. La découverte d’une bande dessinée autoéditée par sa grand-mère agit alors comme un déclencheur : à travers le personnage de Thomas — son propre père enfant — il découvre ce que signifie grandir avec une pensée différente, trop rapide, trop intense pour les normes sociales.

Le récit fonctionne sur un jeu de miroirs particulièrement efficace entre passé et futur, fiction et transmission familiale. Corbeyran privilégie une narration fluide et émotionnelle, évitant tout didactisme lourd pour privilégier l’expérience vécue : solitude, hypersensibilité, sentiment d’inadéquation mais aussi créativité et richesse intérieure. Le choix d’une dystopie douce renforce le propos en soulignant combien une société prétendument équilibrée peut encore échouer à accueillir pleinement la singularité.

Graphiquement, Ludo Borecki adopte un trait clair et expressif, accessible aux jeunes lecteurs tout en conservant une réelle finesse émotionnelle. Les visages, très lisibles, traduisent avec justesse les états intérieurs des personnages, tandis que les variations d’ambiances entre le monde futuriste et les souvenirs d’enfance apportent une véritable respiration visuelle.

L’ajout d’un dossier pédagogique en fin d’ouvrage constitue un prolongement pertinent, transformant l’album en véritable outil de dialogue, aussi bien familial que scolaire. Sans jamais sacrifier la narration, l’ouvrage ouvre des pistes de compréhension sur les profils HPI et les enjeux liés à l’inclusion.

Avec ce premier tome, Zebraska s’impose comme une bande dessinée intelligente et profondément empathique, capable de toucher autant par son regard sociétal que par son émotion sincère. Un récit sensible sur la différence et la transmission, qui parle autant aux adolescents qu’aux adultes.

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Scèneario

ZEBRASKA, tome 1 Un garçon pas comme les autres

Notre avis sur ZEBRASKA #1 – Un garçon pas comme les autres

En 2020, Isabelle Bary voyait son roman Zebraska édité chez Luce Wilquin. En 2026, avec l’appui d’Eric Corbeyran au découpage scénaristique et de Ludo Borecki à l’illustration, l’autrice trouve le moyen d’adapter son œuvre en bandes dessinées. Prévue de se décliner en deux volumes, cette dernière est l’occasion de nous présenter certes une fiction mais qui se rapporte à un phénomène biologique qui classe les jeunes personnes concernées en HP (haut potentiel).

Le récit se veut réellement prenant. Basculant entre futur désormais pacifié socialement (2055) et de nos jours (2026), il se focalise sur un ado de 15 ans (Marty) qui, à la suite d’un cadeau offert par sa grand-mère, va avoir la surprise de découvrir le passé douloureux de son père en tant que « zèbre » (ni âne, ni cheval) et à cet égard, va se poser des questions sur sa propre personnalité.

La tonalité ambiante est des plus sensibles et a le privilège au travers de cette histoire à travers le temps de nous éclairer sur ce qu’est un HP et sur le rythme de vie ô combien douloureux qui peut peser sur lui-même et également sur son entourage. L’émotion est au rendez-vous car l’histoire de Thomas, de Marty et de Léa baigne dans une réalité pour le moins confondante, on ne peut plus proches de témoignages recueillis auprès des spécialistes et des personnes concernées. On suit leurs parcours au quotidien, à des années d’écart et on découvre des choses, des réactions partagées des plus diverses qui ont pour conséquence de faire mouche, d’interroger sur la qualité d’HP et enfin sur notre devenir.

Côté graphisme, Ludo Borecki que l’on connaît pour ses interventions dans la saga des Schtroumpfs et dans La vie compliquée de Léa, nous assure une prestation assurément généreuse. Usant d’un trait doucereux qui lorgne un tantinet sur celui de Bruno Gazotti (Soda), l’artiste parvient à bien faire transparaître le mal-être du petit Thomas, le questionnement de Marty, l’impuissance de Léa, le tout dans des expressions très bien gérées. Les visions futuristes sont également de qualité et témoignent d’une bonne recherche.

Un premier volet qui traite avec une réelle sensibilité et intelligemment d’un phénomène biologique hors norme et qui a l’avantage d’être accompagné par un dossier très instructif sur ce sujet de société.

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Sanctuary

Critique de Zebraska #1

1. Résumé – deux époques, une même différence

En 2055, le monde a changé. Après la « Grande Bascule », la société s’est apaisée, lisse, presque trop. Les livres ont disparu du quotidien et le jeune Marty grandit dans un confort matériel certain, mais avec ce sentiment diffus d’être à côté, traversé par des émotions qu’il peine à comprendre.
Tout bascule lorsque sa grand-mère lui confie Zebraska, une bande dessinée qu’elle a auto-publiée. À travers cette œuvre, Marty découvre l’histoire de Thomas, son père, enfant dans l’ancien monde. Un enfant HPI, en décalage permanent avec une société incapable de lui faire une place, broyé par des normes scolaires et sociales qui ne laissaient aucune marge à la différence.

Le récit alterne alors entre ces deux temporalités, faisant dialoguer passé et futur autour d’une même question : comment vivre avec une intelligence et une sensibilité qui ne rentrent dans aucune case ?

2. Une approche sensible et nécessaire du HPI

Ce premier tome frappe par la justesse de son propos. Zebraska ne cherche jamais à idéaliser le HPI ni à en faire un super-pouvoir. Au contraire, il montre la fatigue, l’incompréhension, la solitude, mais aussi la richesse intérieure et l’intensité émotionnelle qui accompagnent cette différence.
La BD met en lumière le manque d’adaptation de la société, hier comme aujourd’hui, face à ceux qui fonctionnent autrement. Le parallèle entre Thomas enfant et Marty adolescent fonctionne très bien, et souligne que, malgré l’évolution du monde, certaines problématiques restent profondément ancrées.

3. Un récit qui touche juste, entre émotion et pédagogie

Le scénario adopte un ton profondément humain, parfois dur, souvent émouvant, mais jamais misérabiliste. Les situations du quotidien, qu’elles soient scolaires, familiales ou intimes, résonnent avec force, notamment pour celles et ceux qui ont déjà vécu ce sentiment d’inadéquation.
Le dessin accompagne parfaitement cette émotion, avec un trait expressif et lisible, capable de traduire aussi bien la confusion intérieure que les moments de grâce ou de compréhension. L’ensemble se lit avec fluidité et laisse une vraie place à la réflexion.

L’ajout d’un dossier pédagogique en fin de volume est une excellente idée. Il prolonge la lecture, ouvre le dialogue et transforme la BD en véritable outil de compréhension, aussi bien pour les familles que pour le milieu scolaire.

4. Mon impression générale

J’ai trouvé ce premier tome très touchant et intelligemment construit. Zebraska réussit là où beaucoup échouent : parler de différence sans la caricaturer, sensibiliser sans asséner, émouvoir sans forcer. C’est une lecture qui prend son temps, qui laisse des traces, et qui donne envie de discuter, de comprendre, et surtout d’écouter davantage ceux qui ne fonctionnent pas comme la majorité.

En bref

Un premier tome fort, sensible et nécessaire, qui aborde le HPI avec beaucoup de justesse et d’humanité. Zebraska est une BD émouvante et pédagogique, capable de toucher aussi bien les adolescents que les adultes. Une lecture précieuse, à mettre entre toutes les mains.

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Le blog de Francis Richard

Un aller-retour d’âge…

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Insta

Alice Aufildespages

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Coup de coeur ! 💜

Je l’avoue dès le départ : je n’aime pas les bandes dessinées. Inutile de me jeter la pierre. J’assume pleinement. De temps en temps, je m’y essaie quand même, histoire de voir si, sur un malentendu, ça ne pourrait pas me plaire… Eh bien, j’ai eu raison de lire la BD « Zebraska » parce que je l’ai savourée.

Si je dois trouver une image, c’est un peu comme un mets sublimé par ses ingrédients : une histoire touchante, un thème actuel, des dessins expressifs et un héros attachant.

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Annick Masson

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Argali Lit

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Dans un monde futuriste et apaisé où les livres ont disparu, Marty se voit offrir par sa grand-mère une BD qui raconte la vie de son père en 2025. Au fil des pages, il découvre l’enfance de Mattéo y reconnaissant des situations vécues et ses propres émotions et fêlures. On entre de manière sensible dans le monde des HPI avec sa complexité et ses difficultés.

Les deux histoires, celles du père et du fils, se mêlent peu à peu. Un monde chaud, dans des tons jaunes empreints de nostalgie pour 2025, des tons froids, bleutés et une architecture organique qui rappelle les immeubles de Vincent Callebaut à Taïwan pour 2055. On a le sentiment d’entrer dans un récit d’anticipation, une dystopie d’après la Grande Bascule.

Après le succès du roman paru en 2014 chez Luce Wilquin et en 2020 chez J’ai lu, Isabelle Bary sort l’adaptation en bande dessinée avec l’aide d’Eric Corbeyran au scénario et Ludo Borecki au dessin. L’histoire a été légèrement adaptée pour le format BD et cela donne un graphisme agréable et soigné porté par une mise en scène claire qui privilégie les personnages et les émotions. On y perçoit avec force le désarroi et l’impuissance de la maman devant les crises de son fils et la solitue de Mattéo, en proie à sentiment de rejet permanent.

Ce premier tome prend le temps de poser le décor et se termine par un dossier pédagogique, outil indispensable pour décrypter ce qu’est d’être HPI.

Une belle manière, très réussie, de mettre le roman à la portée de tous.

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Aurelie et Laly

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💙 Zebraska 💙

Alerte coup de cœur !!! Terrible coup de cœur 💙

🔵 Enfin ! Enfin une histoire qui parle d’un être humain HPI ( Haut Potentiel Intellectuel)

🔵 Ma fille fait partie de ces personnes atipyques. Pas différentes, non, juste avec des capacités intellectuelles que l’on peut développer + que la moyenne de tout être humain.

🔵 C’est l’histoire de Marty et elle se passe en 2055. Est-ce une idée du monde futur ? Est-ce vraiment ce à quoi nous ressemblerons d’ici 30 ans ? Nul ne le sait encore. Mais les humains ont bien changés. Tout est électronique, on dirait un monde IA. Plus de livres, des casques et lunettes.

🔵 Cette BD est juste magnifique. Les illustrations sont dingues ! Le texte est bien écrit, les émotions de Marty sont si réelles.

🔵 Les personnes atypiques font souvent peur car cela paraît « anormal ». Mais non, il suffit juste de comprendre leur façon de fonctionner et ce sont des personnes super chouettes. Cette BD est déjà un excellent début !

💙 Les écoles, les professeurs, les pédiatres; toute personne en contact avec des enfants doivent lire cette BD.

Le plus important est tout d’abord de pouvoir détecter ce côté HPI. Et on avancera de mieux en mieux.

Je me suis vue en cette maman. Parfois fière, souvent perdue, doutant de ses capacités à être mère, à pleurer en cachette.

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Bouquineries

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Cette adaptation du roman éponyme d’Isabelle Bary est une vraie réussite tant au niveau de l’esthétique de la BD que du message qu’elle délivre, tout en justesse et sensibilité. 

Une BD remplie d’émotions pudiques, qui touche profondément. Et si comme moi vous restez sur votre faim après votre lecture, ne vous inquiétez pas, le tome 2 débarque en septembre!

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Bulle noire

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🖌️Cette jolie bande dessinée trouve naturellement sa place dans la collection « tous publics » de chez Dupuis. Le dessinateur Ludo Borecki, dessinateur des Schtroumpfs depuis 2002, est habitué à la BD jeunesse. Il réalise ici un beau travail avec les couleurs de BenBk qui associe les deux temporalités du récit. Son dessin doux et rond convient parfaitement à cette histoire qui se veut pédagogique avec un cahier final explicatif très bien fait.

📌Cette bande dessinée arrive à point nommé pour parler des HPI, acronyme à la mode s’il en est. Et pour expliquer, éclairer ce qui se cache derrière ces trois lettres. Instructif !

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Gwen|Conseils BD

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Un tome 1 (encore en jeunesse) que j'ai trouvé très original dans sa manière d'aborder son thème: les personnes HPI. A voir comment va sa dérouler la suite, pour un avis plus définitif, mais c'était très sympa !

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Helene et les bouqins

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Mél

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Avis:

J'ai beaucoup aimé ce premier tome qui met en avant à la fois l'incompréhension de l'entourage (proche et moins proche) face aux comportements et ressentiments d'une personne HPI, la sensation de rejet et de différence mais aussi la difficulté et la remise en cause en tant que parent d'un enfant HPI.

J'ai également apprécié le dossier pédagogique à la fin de l'ouvrage.

Hâte de decouvrir le second tome dont la sortie est prévue en septembre 2026.

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Myrgrim

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Avec un décalage temporel pour prendre du recul et une bienveillance qui frise la zénitude, #IsabelleBary s'associe à Corbeyran pour adapter en BD son propre roman. Abordant le sujet sensible des HP (les Hauts Potentiels), le récit en 2 timelines prend le temps de présenter les difficultés mais aussi tout le bien dont sont capables les personnes atteintes de cette particularité. Les difficultés physiques et sociales pour les HP mais aussi leur entourage sont poignantes, avec parfois des conséquences terribles si c'est mal géré.

Le dessin jeunesse de #LudoBorecki dégage une complicité et un attachement émouvants envers ces personnages qui vivent leur relation malgré tout, malgré les difficultés et les incompréhensions réciproques.

Hâte de lire la 2e moitié autour de cette attachante famille de zèbres 🦓

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Pour le plaisir des mots

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🦓 J'ai adoré redécouvrir "Zebraska" en format bande dessinée.

🦓 Cela donne du visuel à l'histoire qui est toujours aussi intéressante.

🦓 Si on ne connaît pas le livre ce n'est vraiment pas un problème car c'est adapté du livre.

🦓 J'ai adoré le rythme, les dessins qui sont magnifiques aussi bien au niveau des personnages que au niveau de l'architecture, avec ses allers-retours entre 2026 et 2055 où les dessins se démarquent aussi.

🦓 La mise en couleurs est super dynamique et les contrastes très beaux.

Un conseil" Lisez cette bande dessinée ! Et surtout vivement la suite ✨️

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Rilana tourne la page

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Sodebobooks

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Pour ce premier tome j’ai bien aimé comment le sujet est amené et ça donne envie de connaitre la suite 😊📖

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Sophie

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J'ai énormément aimé le dynamisme du dessin, j'ai été prise par le récit même si je connaissais l'histoire. Il y a déjà pas mal d'émotions et de mystère...

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Amélie

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C’est une plongée fine, intelligente et très juste dans l’univers des HPI. Je me suis reconnue dans le regard porté sur notre société.

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Librairie BD'MOTION Ath

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Nicolas

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Vous l’aurez compris, j’ai adoré ! Cette BD est une pépite d’émotions. C’est tellement palpable, ça déborde des pages, des personnages. Tout est finement traité, distillé, expliqué. Et les protagonistes sont si attachants ❤️

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